Berceuse

Je pourris.
Ô mais, tout doucement,
sans jamais déranger personne,
au gré du soleil
de la pluie
et du gel.
Je ferme les yeux
et voilà que me bercent
à nouveau
les sifflements
du ruban de la scie.
Je ferme les yeux
et voilà que me bercent
à nouveau
les embruns de sciure.
Je ferme les yeux
et voilà que me bercent
à nouveau
les parfums des résines
de chez moi.
Ô ne plus jamais
rouvrir les yeux !

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